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Le
parc Henri de Lunaret est situé à la limite nord de la
ville de Montpellier sur une unité calcaire plissée située
en rive droite du Lez. Un premier acte concernant
l'appartenance de ce dernier consigné dans le cartulaire de
Maguelone remonte à 1171. En 1720 le domaine qui appartient
alors à la famille Planques est vendu pour 29.500 livres à
Pierre Chirac, conseiller du Roi et premier médecin du duc
d'Orléans alors régent du royaume. A sa mort, son beau fils
: François de Chicoyneau, chancelier de l'université du
titre de son beau-père hérite du domaine. La propriété
reste entre les mains de la famille Chicoyneau jusqu'au 21
mars 1778 puis est vendu à François Farel manufacturier de
son état. Son fils, héritier de Lavalette lègue
ensuite le domaine à un de ses neveux adoptifs Paul-Louis des
Hours, lequel épouse la fille du général Campredon. Les
propriétaires se succèdent ensuite, Euphénie Dyany,
Hippolyte Parazol et son fils, enfin, Henri de Lunaret en
1906. Le 22 novembre 1910 par devant Maître Ricard Notaire,
Henri de Lunaret lègue la propriété à la ville, une partie
des terrain dont certains sont loués à l'école
d'Agriculture. Aujourd'hui, la ville est propriétaire de la
totalité des parcelles.
Son
entrée s'ouvre face à la Patinoire, en bordure d'une route
parallèle à la route de Mende qu'elle rejoint non loin du
musée Agropolis. Il est installée dans une ancienne
propriété de 80 hectares a substratum calcaire appartenant
à l'unité nord du pli de Montpellier présentant une
végétation xérophile typique de la forêt
méditerranéenne. Sur ce lambeau de plateau dominant la
vallée du lez, la forêt dominante faite de chênaies
d'Yeuses parsemée de pins s'enchevêtre une végétation
d'essences ligneuses, vivaces et pérénifoliée. La brousse
à Kermès domine au centre du domaine avec tapis de Thym, le
tout embrouillé dans le lierre, la salsepareille, la garance
et le liseron épineux.
C'est
en 1964 sous l'impulsion du Conseiller Municipal Henri Gallet
que cet espace tout à l'honneur des animaux est crée. Il
s'agissait au départ d'occuper intelligemment cet espace
remarquable en y hébergeant des espèces d'animaux en voie de
disparition. On parlait alors de parc d'acclimatation. Le
professeur Doumenge personnalité Montpelliéraine y apporte
sa contribution en dotant ce dernier d'une variétés très
rares d'espèces qu'il importe de ses voyages dans les pays
Africains, d'Amérique et de Nouvelle Zélande.
L'originalité
de ce parc est due au fait que les animaux vivent dans un
espace spacieux recréant en quelques sortes leur milieu
naturel. Leur quasi liberté s'est d'ailleurs manifestée au
cours des années par de nombreuses naissances. Les
aménagements certains d'aspects sommaires sont efficaces et
offrent un bonne présentation des animaux au public. Cette
conception de parc zoologique est tout à fait en phase avec
ce que l'on peut attendre sur le plan ludique. Des panneaux
indicateurs, des pancartes explicatives offrent une bonne
qualité quant à l'approche attendue par les visiteurs,
lesquels disposent d'un complexe d'installations leur
permettant de se reposer à l'ombre, prés d'une fontaine,
voire même d'un plan d'eau.
On reprochera cependant une chose aux installations
remarquables de ce zoo. La terre battue blanchâtre qui
tapisse les pistes est génératrice de poussière et de
réverbération.
Venu le mois de juin,
le parcours
peut devenir carrément pénible. L'ensoleillement est tel
qu'il faudrait peut être revoir ce revêtement... D'autant
plus que la buvette qui se trouve prés de l'entrée est top
éloignée... vraiment trop éloignée. Quoi
qu'il en soit, le zoo de Lunaret est une réalisation
remarquable bien à l'image d'une ville qui développe une
politique fort judicieuse d'espaces vert, fort bien
appréciée des Montpelliérains.
PLAN DU PARCOURS
Copyright :
danielCAUMONT@yahoo.fr
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