MONUMENTS DE LA VILLE  

  La Tour des Pins

UNE VIGIE STRATEGIQUE

 

La tour des Pins est un vestige de la "Commune Clôture", enceinte fortifiée qui enserrait la ville et dont la Tour de la Babotte elle même faisait partie. Sa construction commencée en 1196 dans un appareil grossier de calcaires coquilliers de "Caunelle" date de l'époque des Guilhem. Elle fut achevée au siècle suivant sous le règne des rois d'Aragon. Son  style à la fois roman et gothique est l'oeuvre concrétisée d'une association pour le moins hétéroclite : la population de la ville, le Roi et l'Evêque. On la considère donc comme Montpelliéraine, épiscopale et Aragonaise. 

Elle commença son rôle de vigie et de défense contre les Anglais (guerre de cent ans), les routiers seulement a partir du XIIIe siècle. Lors des guerres de religions, au XVIe siècle, son rôle prend de l'importance sur le plan stratégique et militaire. En 1562 elle accueille les catholiques assiégés par les protestants. En 1622, ce sont les protestants qui s'enferment dans la ville pour résister aux armées de Louis XIII, Richelieu, Rohan et Montmorency vaincus. 

 

LA TOUR AUJOURD'HUI

 

Dégagée de la haute muraille qui lui était accolée, elle trône aujourd'hui insolite le long d'un boulevard à la base duquel s'établit le "Jardin des Plantes".  

Le sceau des Onzes Consuls a été remplacé par une tour crénelée à triple baie bien modeste par rapport à son architecture d'origine. 

Après avoir été propriété des Bénédictins , elle fut propriété de la nation en 1792, transformée d'abord en prison puis en asile de jeunes filles repenties vers 1825. Les Archives de la ville y furent transférés dans les années 1950 puis récemment déménagés (2002) à la Médiathèque centrale de la ville. Deux associations de la ville symbolisant la mémoire et les traditions de Montpellier (La Baronnie de Caravètes et le groupe Folklorique "La Garrigua") y sont aujourd'hui hebergés en ses murs.

 

LES PINS DE NOSTRADAMUS 

 

Des pins dont elle était coiffée à compter des années 1700, et qui lui valent son nom, il ne reste aujourd'hui que deux modestes cyprès. Ces derniers replantés en 1827 après l'arrachage des pins originels dont les racines commençaient à menacer l'édifice, ont pour mission d'éviter que ne s'accomplisse une  prophétie attribuée (par une légende) à Nostradamus qui séjourna à Montpellier dans les années 1530 et qui aurait décrété : la ville périra lorsque les pins de la tour disparaîtront". 

Nostradamus est bien entendu étranger à cette dernière si l'on en juge par la date de son séjour dans la ville.

 

HOMMAGE A JACQUES D'ARAGON

 

Une plaque à la mémoire de Jacques d'Aragon, roi d'Aragon et de Majorque, seigneur de Montpellier de 1213 à 1276 et qui vit le jour dans la ville le 1er Février 1208 est apposée sur la tour. Rédigée en langue Occitane elle nous renseigne sur son passé.

 

" A celui qui prit trois royaumes aux Sarrazins (Majorque, Valence et Murcie), donna de justes lois à ses peuples, défendit les faibles, assista les laboureurs, les marchands, les savants et les troubadours, renonça par amour de Saint-Louis et de la reine Margueritte aux droits de son héritage sur une grande partie du Languedoc et de la Provence, et mourut à Valence le 26 juillet 1276"

 

 

 

HOMMAGE A JACQUES D'ARAGON

 

Une plaque à la mémoire de Jacques d'Aragon, roi d'Aragon et de Majorque, seigneur de Montpellier de 1213 à 1276 et qui vit le jour dans la ville le 1er Février 1208 est apposée sur la tour. Rédigée en langue Occitane elle nous renseigne sur son passé.

 

" A celui qui prit trois royaumes aux Sarrazins (Majorque, Valence et Murcie), donna de justes lois à ses peuples, défendit les faibles, assista les laboureurs, les marchands, les savants et les troubadours, renonça par amour de Saint-Louis et de la reine Margueritte aux droits de son héritage sur une grande partie du Languedoc et de la Provence, et mourut à Valence le 26 juillet 1276"

 

Vue de la "Tour des Pins" à partir du Jardin des Plantes. En fond : la cathédrale Saint-Pierre.

 

LES NOMS DE LA TOUR A TRAVERS LES AGES

La tour des Pins a changé plusieurs fois de nom au cours de son histoire :

1365 : La Grande Torre devant la obra del Papa

1374 : La torre que es d'avan le gleysa San Bénézeg

1378 : La Grande Torre

1407 : La Torre que es tras la obra del Papa, entre la dicha obra et portal des Carmes

1558 : La Tour sur la muraille de Saint-Pierre

1592 : La Tour de Chauchac (de Chauchane, des Chauchanes ou Chauchaigne)

1622 : Tour Canassade (ou Escabassades)

1729 : La Tour des Pins

1813 : La Maison des Pins et à nouveau "La Tour des Pins".

 

LA TOUR DE LA BABOTTE

L'ARC DE TRIOMPHE

 

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