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Le
nom de cet édifice de la ville serait l'objet du qualificatif "babotas"
qui voudrait dire "fée dangereuses". Certains, lui attribue le nom
d'un propriétaire du quartier, d'autres celui de "tour des bains".
La
Tour de la Babote dont l'embase est construite en pierres de Caunelle est
d'origine médiévale. Elle constituait une des entrées de la commune clôture
qui enserrait la vieille ville appelée aujourd'hui "écusson".
D'aucun
prétendent qu'elle était indépendante de l'enceinte de cette fortification qui
protégeait la ville.
A
l'origine beaucoup plus basse que l'édifice que l'on observe aujourd'hui elle ne
mesurait qu'une quinzaine de mètres de hauteur.
A
ses pieds, un fossé appelé fossé des "Arbalétriers" rendait son accès
difficile.
On
pourrait la comparer avec la "Tour des Pins" car elle était
pareillement équipée à l'origine de créneaux et mâchicoulis. Ces derniers ont
été supprimés en 1739 lors de son élévation et de la construction d'une
galerie avec balustre comprenant un étage dédié à l'Académie Royale des
Sciences. C'est en ces lieux que le célèbre astronome De Ratte professait ses
cours de mathématiques et d'astrologie. C'est de cette fameuse balustre qu'un
individu effectua le premier saut en parachute connu.
En 1789 un étage supplémentaire est
rapporté contre lequel on érige séparément deux tourelles équipées d'un
escalier qui en permettent l'accès. En 1811, des savants de la faculté des
Sciences occupent les locaux à la faveur de rencontres et de réunions.
La
hauteur de la tour, désormais de 53m inspire d'administration des Télécommunication,
laquelle en 1832 érige en son point le plus haut un baraquement assez hirsute
dans lequel on installe le premier télégraphe Chappe.
Laissée
un peu à l'abandon après la disparition du baraquement en question, la tour de
la Babotte pas assez spacieuse pour continuer à héberger ses occupants qui en
occupe tous les recoins, tombe dans l'oubli.
De nos jours, et c'est une bonne
chose, façade complètement relookée et lavée des méfaits du temps, la vie de
ce monument continue. Il héberge l'Entente Bibliophile de Montpellier, sa
bibliothèque et ses nombreuses expositions.
Récemment
un escalier d'accès sécurisé au toit, d'un fort mauvais goût car trop voyant gâche
la vue esthétique de ce magnifique fleuron de la ville.
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