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En
1692 Charles-Augustin Daviler, architecte de la Province du Languedoc érige cette
porte sur des dessins effectués par Dorbay. Cette porte constitue l'entrée
obligée du Peyrou, "place royale" dédiée à la gloire de Louis
XIV bienfaiteur de la ville. Elle est copiée en partie sur celle de Saint-Denis à Paris.
Il coûta à la ville 11,850 livres.
"Elle
est percée d'une porte centrale en plein cintre, flanquée de deux fausses portes
plus petites. Les arcs de ces portes sont soutenus par des pieds droits chargés
de bossages rustiques qui contournent les archivoltes. Le cintre des fausses
portes est décoré, sur chaque face, de médaillons assez lourds d'exécution,
où sont représentés les épisodes saillants du règne de Louis XIV par la
Victoire. Au-dessus des médaillons, sont encastrés quatre groupes de trophées
d'armes (1).
Les
carrières des garrigues des environs de Montpellier et notamment celles de Pignan, Saint-Jean
de Védas, Pondres, Saint-Géniès des Mourgues verront pour sa construction
l'extraction de plus de 120 m2 de pierres qui seront judicieusement disposés en
fonction de leur caractéristiques mécaniques et esthétiques. Ce sont dans
l'ensemble des
calcaires coquilliers (sédiments tertiaires), dont les particules sont bien visibles notamment à la base
des
remparts du Peyrou côté Place des Arceaux.
L'Arc
de Triomphe se situe au point le plus de la ville à l'altitude de 52
mètres. Il donnait accès au "Puy d'Arquinel" c'est à dire au
lieu "pierreux" appelé Peyrou. Avant sa
construction, un pont-levis permettait de franchir un fossé qui délimitait les
remparts de la "commune clôture". Aujourd'hui un pont de pierre de 28
mètres de large remplace cet ouvrage.
Les
dimensions de l'Arc de Triomphe sont de 15 mètres de hauteur et de 18 mètres de
largeur. Le portique a 4,70 mètres d'ouverture et 7 mètres de hauteur.
Les
travaux de construction furent exécutés par le Montpelliérain Bertrand.
LES
MEDAILLONS (2)
Quatre
médaillons sculptés en 1693 par Philippe Bertrand (1661-1724) à la gloire des
monuments forts du règne de Louis XIV, décorent les faces de l'Arc de Triomphe.
Sur la gauche, l'allégorie de
la jonction
des 2 mers par le canal du midi. Le médaillon représente une
scène à trois personnages, Neptune, le grand personnage au
milieu en haut, représentant le roi, puisque l’arc est un
hommage à Louis XIV, ordonne par un geste de bras à l’océan (e
vieillard appuyé sur une plante d’où s’échappe des
coquillages, des perles et une branche de corail) de rejoindre
la belle méditerranée symbolisé par une jeune nymphe (sous
Neptune et à droite du vieillard) nue et alanguie sur le
triton de Vénus. Pour corroborer tout cela il y a
l’inscription « junctis Oceano et Mediterraneo mari » (l’océan
et la mer méditerranée sont désormais joints)
Côté Ville :
Pour ce qui est
du médaillon sur l’Hérésie vaincue (du même côté de l’arc,
côté ville) il est fort différent du premier, d’abord c’est le
seul ou l’inscription originelle « Extincta hoeresi »
(l’Hérésie a été vaincue) a été effacée sous la révolution, il
est lui aussi explicite : la Foi, symbolisée par le personnage
féminin du centre, foule au pieds l’Hérésie représentée par un
vieillard couché au sol et qui tient un masque de comédie
entre ses mains. La Foi porte haut un calice qu’une femme à
genoux vénère.
Côté
Peyrou : Sur la gauche, Louis XIV en Hercule couronné par la Victoire, chassant
un aigle (l'Empire) et terrassant un lion (l'Angleterre). Sur la gauche,, la prise
de Monset de Namur (1692).
Deux
fontaines aujourd'hui disparues étaient adossées de part et d'autres de ses
flancs, côté ville.
L'inscription
Latine gravée en 1715 qui figure sur l'attique côté Peyrou signifie : "La paix a été
apporté sur terre et sur mer par Louis le Grand, dont le règne dura
soixante-douze ans, après avoir séparé, contenu et s'être attaché à des
peuples alliés dans une guerre de quarante années".
(1)
Monique Dur (1970) (2) Sources Drac
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"LUDOVICO MAGNO LXXII ANNOS REGNANTE DESSOCIATIS , REPRESSIS, CONCILLIATIS GENTIBUS QUATOR
DECENNALI BELLO CONJURATIS PAX TERRA MARIQUE PARTA. 1715."
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