MONTPELLIER : LA FORCE DE L' HISTOIRE

Une ville tournée vers la Méditerranée dès sa naissance.

MEDAILLE ECUSSON DE LA VILLE

L'ECUSSON

L'écusson et ses Faubourgs au XVIIIe siècle

Montpellier naît au Xe siècle, au coeur d'un ensemble de bourgades : Substancion, Lattes, Maguelone, Boutonnet, Exindre. La ville s'installe sur une des trois collines dont une domine la plaine de Port Juvénal arrosée par le lez, belle rivière qui divague et inonde parfois celle-ci jusqu'aux buttes de l'actuelle citadelle (lycée Joffre aujourd'hui). Son nom "Monspessulanus", le mont pelé, ou encore "le mont de la colline" est l'objet de discussion car certains voudraient l'appeler le "mont des Pucelles" ou des "trois vierges" pour faire allusion à une certaine donation. Mais, le "mont du Pastel" semble bien être celui où déjà quelques chaumières étaient précairement implantées. 

Sa situation crée la fonction.

Stratégiquement bien situé, entre l'Italie et l'Espagne, tout près de la voie domitienne et du chemin de Saint-Jacques de Compostelle (chemin de Romieu), à deux pas de la mer Méditerrannée, Montpellier s'imposa très vite comme une ville marchande voire d'affaires ; doreurs, orfèvres, drapiers, changeurs s'y installèrent et y prolifèrent.  Montpellier s'affirme par là même comme une ville cosmopolite ; un pôle très favorable au commerce où se côtoient Chrétiens et Sarasins, Arabes, Juifs et Italiens.

"L'afflux des pèlerins provoqua également la naissance et l'extension d'institutions charitables et hospitalières. Des médecins juifs et arabes chassés d'Espagne vinrent faciliter la gestation de la future Ecole de Médecine dont la renommée était déjà internationale dès la fin du XIIIe siècle" écrit le chroniqueur Jacques Fabre de Morlhon.

La ville naissante engloutit alors progressivement les bourgades qui lui ont donné le jour et facilité sa croissance. Ses premiers seigneurs, les Guilhem y ont puissamment contribué. Guilhem V enferme le coeur de Montpellier et ses premiers faubourgs dans une "Commune Clôture" qui permet d'utiliser au mieux les défenses naturelles et de disposer d'espaces agricoles en cas de siège ; célèbre écusson qui va marquer l'histoire de la ville.

C'est l'âge d'or de Montpellier, ville prospère et libre. Sa charte de 1204 en fait une véritable démocratie populaire où les consuls, principaux administrateurs, sont élus par le peuple et parmi le peuple.

Cette période coïncide avec celle de Montpellier, ville espagnole, par le mariage de Marie de Montpellier, fille de Guilhem VII avec Pierre II, roi d'Aragon. La domination aragonaise et majorquine se poursuivra pendant près de deux siècles, jusqu'en 1349 où Jacques III de Majorque  vend au roi de France la ville et la baylie de Montpellier pour la somme de 120.000 écus d'or.

L'autorités des Valois correspond à une époque de misères, de crises graves, de décadence. On ressent les effets de la guerre de Cent ans. une éclaircie dans cette période troublée : le séjour à Montpellier du grand argentier de Charles VII : Jacques Coeur.

L'université heureusement conserve son prestige : Rabelais, Rondelet, Nostradamus, Griffi sauvegarderont sa célébrité.

En 1221, avant de mourir, Guilhem V se serait dévoué à la vierge marie et l'aurait fait figurer sur ses armoiries. Le sceau représenté ici est différent de l'original. Conservé aux archives de la ville, il représente la vierge assise de côté, tenant l'enfant jésus sur son bras droit. A sa gauche se trouvent les lettres A et M, abréviations d'Ave Maria. L'ensemble est entouré d'une devise latine ainsi traduite " Vierge Marie, priez votre fils de nous secourir à toute heure". Plus tard, telle que le montre le médaillon représentée ici, la vierge est positionnée de face. Pendant la révolution, les armoiries de la ville furent supprimées. Elles ont été rétablies en 1826.

 

 

Barthez, médecin

 

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